4 mars 2020, c’est la saint Casimir.

En cette année 2020, la saint Casimir a une teinte un peu particulière. Le château d’Halloy qui a accueilli notre institution pendant près de 70 ans vient d’être vendu. Nous vous en avons parlé en détails

Entre 1947 et 1951, ce joli portrait de saint Casimir siège au 15 place de la République à Béthune.

Saint Casimir

Entre 1952 et 2020, après avoir trôné dans le hall du château saint Casimir est aujourd’hui encore accroché dans la chapelle.

Mais où ira cette jolie icone à compter du mois de juin 2020 ? Sera-t-elle mise au rebus, envoyée en Pologne ou pire encore, comme déjà beaucoup d’autres souvenirs casimiriens, terminera-t-elle son existence dans une benne avant d’être conduite dans les fours une déchetterie.

HORRIBLE ! HORRIBLE, Non, non, non, cela n’a pas de sens, cela n’est pas possible !

De plus, cela serait une offense à tous nos pères Oblats qui ont consacré leur existence pour nous donner cette riche, brillante et double culture franco-polonaise.

Pourquoi ce Portrait de saint Casimir ne pourrait-il pas atterrir dans un possible (mais pas facile à créer) musée de la Polonia ; cette Polonia qui célèbre actuellement son centenaire dans toute la France. Sachez déjà que la Rédaction de Kurijer Kazimierski a été sollicitée et va travailler pour voir comment un tel musée de la Polonia pourrait, un jour peut-être, voir le jour en France. Pour les détails, un peu de patience ; ils vous seront dévoilés le jour de notre prochaine réunion à Vaudricourt le 16 mai 2020 par l’initiateur même de ce projet de musée de la Polonia. Mais chut pour l’instant.

Saint Casimir, c’est qui, c’est quoi ?

En 2013, Kurijer Kazimierski, notre journal vous a proposé un numéro complet sur le sujet.

Au-delà de notre patron, saint Casimir est aussi le patron de la Pologne et de la Lituanie. Anecdote oui, mais saviez-vous que le casimir est aussi ce tissu blanc prisé par les dandys du XVIII° et XIX° siècle. Napoléon apprécié particulièrement les pantalons blancs en casimir pour poser devant les peintres de l’époque.

En algèbre il y a un opérateur casimir, et en physique l’effet casimir. Eh oui ! Casimir est partout.

La saint Casimir 2013, c’est aussi la naissance de notre page WEB en polonais que nous a gentiment traduit la maman de Richard Sarzynski. C’est probablement aux cotés de nos Oblats que la maman de Richard célèbrera la saint Cas 2020. Encore un grand merci à maman Sarzynski pour avoir enrichi notre site casimirien d’une version polonaise.

4 mars est aussi une date mémorielle pour tous les Casimiriens.

Traditionnellement le 4 mars, les Casimiriens échangent entre eux des messages de sympathie voire d’action de grâce. Pour ce qui me concerne le 4 mars j’ai toujours une pensée pour nos éducateurs et nos camarades disparus.

En plus de tous nos Casimiriens passés Là-Haut, voir la page Derrière le Mirroir, et pour qui Kurijer Kazimierski a déjà rédigé un petit billet nécrologique, nous aimerions aujourd’hui évoquer deux Casimiriens qui nous ont quitté discrètement sans bruit.

Jean Sliwa (1929-2018)

Parler de Jean Sliwa le jour de la saint Casimir n’est pas une erreur de mauvais goût de notre part, mais bien au contraire totalement justifiée. Comme on peut le lire dans l’article de Kurijer Kazimierski de 2013 dont on vous parle depuis le début. C’est Jean Sliwa qui raconte dans les chroniques casimiriennes comment c’est passée la journée du 4 mars 1948 au 15 place de la République à Béthune.

Pas utile de présenter Jean Sliwa que nous le connaissons tous. Pour en apprendre plus sur Jean de saint Casimir et ses copains d’alors relisez ce texte de Richard Kowalski, notre président.

Jean Sliwa fût aussi un personnage important au niveau départemental et national. La ville de Malakoff où il a longtemps vécu et où il s’est éteint le 1° août 2018, lui a rendu un bel hommage.

Voici quelques extraits de cet hommage que lui a rendu la ville de Malakoff.

« Jusqu’aux derniers moments de sa vie, Jean Sliwa aura tenu à être aux côtés de ses camarades anciens combattants. Par conviction et respect.

Né à Saulnes, dans le département de Meurthe-et-Moselle, le 26 mai 1929, il s’engage tout jeune pour ses idéaux : durant la Seconde Guerre mondiale, ce fils d’un couple de résistants franco-polonais passe plusieurs fois la ligne de démarcation pour aider des soldats polonais à rejoindre la France Libre. En 1949, il est diplômé de la première promotion de l’Ecole des sous-officiers de Saint-Maixent. S’ensuit une carrière militaire avec la participation à de nombreux conflits armés : en Indochine (1951-1953) ; au Maroc (1954-1955), en tant que goumier, et en Algérie (1955-1956). Il revient en France en 1962 et s’installe à Malakoff avec sa femme, Christiane, et leur fille, Marie-Pierre. Après avoir quitté l’armée active avec le grade d’adjudant-chef, il débute une carrière civile qui le conduira, notamment, à assurer la direction du mess des officiers de l’Ecole militaire à Paris.

Jean Sliwa copyright ville de malakoffDès 1974, il se consacre aux anciens combattants, notamment comme président de l’Union locale des anciens combattants et victimes de guerre de Malakoff. Jean Sliwa était attentif à faire vivre la mémoire des soldats disparus, évoquant les conflits et la fragilité des temps de paix, auprès de toutes les générations de Malakoffiots, en particulier les jeunes. « Il a été l’artisan d’un travail de mémoire exceptionnel en recherchant dans les archives les noms des combattants morts pour la France, et ensevelis ailleurs, qui n’avaient pas encore été gravés sur notre monument aux morts », se souvient André Espi, l’un de ses camarades anciens combattants. « Il a été l’animateur infatigable de tant de journées commémoratives et nous a puissamment aidé à fortifier la mémoire de nos combats ! ».

Plusieurs fois médaillés, Jean Sliwa était aussi un homme à la personnalité attachante : joueur de banjo et d’harmonica, un peu alchimiste, amoureux des livres, du cinéma et de la musique, aventurier. Il s’est étaient le 1er août 2018 ».

JsliwaC’est notre ami Jean Sidzina qui par hasard, il a quelques mois déjà est tombé sur cette triste nouvelle. Jean-Sliwa nous a discrètement quitté le 1° août 2018.

Cze?? kolega.

 

Jean-Marie Razny (1947-1991)

C’est Juliette Razny (la fille de Jean-Marie) qui en novembre 2019, a contacté notre journal pour nous dire que son papa Jean-Marie Razny était décédé en 1991 déjà.

Juste quelques photos fournies par Juliette où vous reconnaitrez notre ami Jean-Marie. Nous mettrons prochainement sur le site d’autres photos qu’elle nous a fournies.

De droite à gauche : Jean-Marie Razny, Wladyslaw Kluska et Geniek Nowicki.

Annee 63 64 rectoAprès l’internat, Jean-Marie s’engage dans l’armée. Souvenez-vous, Jean-Marie a été orphelin tôt et il a été élevé par un frère militaire. Quand Jean-Marie revient à la vie civile il travaillera comme commercial puis directeur commercial. Il se marie et aura deux enfants.

En plus de son travail Jean-Marie se passionne pour cette Pologne en pleine effervescence dans les années 70-80. Dans les journaux, il collecte tous les articles où on parle de cette Pologne en lutte. Il les découpe et les colle dans des cahiers. Il a laissé à ces proches plusieurs cahiers avec une riche revue de presse détaillée sur le sujet, un autre trésor casimirien.

Jean-Marie n’est pas qu’un lecteur attentif mais aussi un acteur actif. C’est même d’un certain coté un activiste, au bon sens du terme ; pas de bombes mais des actions humanitaires concrètes. Juste pour illustrer sa mobilisation, deux articles de Voix du Nord quand Jaruszelski avait instauré l’état de siège en Pologne.

Sur cet article de 1989, vous reconnaitrez à droite Jean-Marie qui, avec d'autres, s’est mobilisé pour trouver et envoyer une tonne de papier qui servira à Solidarno?? pour les élections. Bravo Jean-Marie, Wspaniale. Vous avez reconnu Jean-Marie Razny à droite.

Article 4Eh oui ! Parfois les petites histoires des Casimiriens s’inscrivent dans la Grande Histoire de notre France et de notre Pologne. Jean Sliwa et Jean-Marie Razny en sont une nouvelle preuve et ils ne sont pas les seuls. Voir Gaby Garçon ou encore Jacek Rewerski.

A la fin des années 80, avec la Pologne qui s’ouvre au monde occidental, Jean-Marie va se lancer dans la création d’une société d’import-export avec la Pologne. Il a des ambitions et du tempérament notre Jean-Marie, et il est même un peu fougueux, vous le connaissez ! Malheureusement une saloperie de maladie (excusez cette vulgarité dans notre journal) va contrarier ses projets. On a l’habitude de qualifié cette M… de longue maladie… Pour Jean-Marie ce fut bref. Mais passons sur les détails.

Jean-Marie Razny né le 3 août 1947 décède le 3 février 1991

Jean-Marie (à ma connaissance tu n’avais pas de surnom tu étais Razny), nous penserons à toi aussi en ce 4 mars 2020, la saint Casimir. L’histoire est triste, mais merci à ta fille Juliette. Sans elle nous ne saurions même pas que tu n’es plus des nôtres. Là-haut, Oblats et Casimiriens fêtez bien la saint Cas. Personnellement, je n’ai pas envie de vous rejoindre tout de suite ni même demain. Hi hi ! Passe le message aux Hautes Autorités. Mais, Jean-Marie, à plus tard de toute façon, c’est inexorable. Takie jest zycie.

Nous reviendrons aussi prochainement sur d’autres départs de Casimiriens. Parmi eux il y a Leon Brocki (1947-2017 ?). Qui connait la famille Brocki pour obtenir plus d' infos sur notre ami Léon.

our les élections. Bravo Jean-Marie Wspaniale.

 

Dernière chose, accessoire pour vous mais crutiale pour nous.

S’il vous plait, répondez vite OUI ou NON je serai présent ou pas à notre réunion du 16 mai 2020.

Prosze, prose, prosze. Ménagez notre stress d’organisateurs. Il y a déjà le coronavirus.

S’il vous plait, répondez…

JUSTE TROIS LETTRES SUR VOTRE CLAVIER POUR LA BONNE ORGANISATION de qui n’est peut-être pas dernière réunion à Vaudricout.

Je reviendrai vers vous à ce sujet dans les jours prochains.

Un peu de lecture ...

Pour terminer deux textes concernant nos Oblats et notre Internat qui ont servi à l‘écriture Voix du Nord et l’Avenir de l’Artois

Une petite histoire illustree de l internat saint casimir

L'odyssée de nos pères à travers l'Europe l'hiver 1939-1940.

Bonne lecture. 

Date de dernière mise à jour : mercredi, 04 mars 2020