Episode 2 L'amitié entre la France la Pologne dans le domaine militaire.

France Pologne, des armées, mais jamais l'une contre l'autre

 

Amitie 2 1k jpeg

L’amitié politique et militaire entre la France et la Pologne est l’une des plus anciennes et des plus profondes d’Europe.
Elle s’est forgée dans les alliances, dans les combats, dans les fidélités partagées, mais aussi dans les épreuves et les rendez‑vous manqués.

Dès le Moyen Âge, les élites polonaises se tournent vers la France pour y chercher savoir, formation et inspiration. 

Pour celles et ceux qui souhaitent en savoir plus sur cette amitié qui s'est tissée entre la France et la Pologne, je recommande la lecture du numéro spécial de décembre 1916 de la revue Polonia, intitulé La France et la Pologne à travers les siècles. Publié en pleine Grande Guerre, ce numéro spécial de la revue Polonia retrace, avec érudition , l’histoire longue de l’amitié franco‑polonaise. À travers portraits, documents fondateurs et épisodes marquants, il montre comment, depuis le Moyen Âge jusqu’au début du XXᵉ siècle, les deux nations n’ont cessé de se rencontrer, de s’inspirer et de se soutenir. Plus d’un siècle plus tard, cette revue demeure un témoignage précieux de la profondeur et de la constance du lien franco‑polonais.

Dans ces quatre vingt pages les auteurs de ce travail collectif décrivent parfaitememt cette amitié France Pologne sur le plan politique et militaire jusqu'au XIX° siècle. vous y trouverez parmi bien d'autres, des événement fondateurs comme ceux-ci :

  • Page 14, La premiere ambassade créée par Jean de Montluc en 1573
  • page 67, Une française sur le trône de Pologne, Marie de la Grange d'Arquiem, épouse de Sobiecki
  • page 86 , Kosciuszko et ses nombreux séjour en France
  • page 90, la création du duché de Varsovie par Napoléon alors que la Pologne était partagée
  • page 102, le triumvirat franco polonais qui régne sur le Collège de France ; Michelet-Mickiewicz-Quinet
  • page 107, la création du Comité national polonais à Paris après l'échec de l'insurrection de 1830-1831. Il marque la naissance de la Pologne politique en exil qui devient le premier organe politique structuré de la diaspora polonaise.
  • Etc ...

En 1830, puis en 1863, lorsque la Pologne se soulève contre l’Empire russe, la France devient la terre d’accueil, la voix, le refuge de l’espoir polonais.
Des milliers d’exilés trouvent à Paris un foyer, une tribune, une dignité. 
Et certains Français, touchés par la cause polonaise, choisissent de s’engager bien au‑delà des mots. 
Parmi eux, une figure domine : François Rochebrune. 

Des hommes et des initiatives privées, des actions héroïques dans nos deux pays.

Francois rochebrune

Né en 1830 en Gironde, François Rochebrune est un vétéran de la guerre de Crimée. Il rejoint la Pologne en 1863 pour participer à l’insurrection de Janvier. Il s'agit bien d'une initiative privée et non pas d'un action de la France. Là, il fonde et commande une unité devenue légendaire : les Zouaves de la Mort, les Żuawi Śmierci. Inspirés des zouaves français, vêtus de noir, portant la devise « La victoire ou la mort », ils incarnent l’un des symboles les plus puissants de la fraternité d’armes franco‑polonaise.

Rochebrune devient un héros en Pologne. Son courage, son sens de l’honneur, sa fidélité à la cause polonaise marquent durablement les esprits. Il meurt en 1871, lors de la guerre franco‑prussienne, fidèle jusqu’au bout à ses deux patries. Son destin, partagé entre la France et la Pologne, résume à lui seul l’esprit de cet épisode : une amitié qui se vit, qui se risque, qui se prouve.

1848 : les premiers engagements polonais aux côtés des républicains français

Au XIXᵉ siècle, la France devint pour des milliers de Polonais une terre d’accueil, mais aussi une terre d’engagement. Après les insurrections polonaises de 1830, 1846, 1848 et surtout 1863, de nombreux patriotes trouvèrent refuge à Paris, à Bordeaux, à Lille ou à Nancy. Ils y apportèrent leur langue, leur culture, leur savoir-faire, mais aussi un idéal : celui de la liberté des peuples et de la dignité humaine.

Pour ces exilés, la France n’était pas seulement un refuge. Elle était un lieu où l’on pouvait continuer à lutter, autrement, pour les mêmes valeurs que celles défendues en Pologne.

Lorsque éclate la Révolution de 1848, plusieurs Polonais rejoignent les clubs démocratiques et les mouvements républicains. parmi eux : il ya Władysław Darasz, officier polonais, actif dans les cercles révolutionnaires français ou Joachim Lelewel, historien et penseur, inspirateur moral des démocrates européens.

En février–juin 1848, à Paris ont les retrouve sur les barricades du Faubourg Saint‑Antoine, Hôtel de Ville, clubs politiques. Si ces engagements restent discrets, ils annoncent une fraternité politique qui s’exprimera pleinement en 1871.

Fr pl 1948

1871 : la Commune de Paris, des Polonais sur les barricades

L’insurrection parisienne de mars à mai 1871 voit l’engagement le plus visible et le plus déterminant des Polonais exilés. Beaucoup sont d’anciens insurgés de 1863, officiers expérimentés, rompus aux combats de rue et aux stratégies de défense urbaine. Ils mettent leur expérience au service des Parisiens. Parmi eux :  

  • Jarosław Dąbrowski (Dombrowski), général en chef de la défense de Paris. En avril et mai 1871 il cobattra aux cotès des Parisiens à Hôtel de Ville, Belleville ou Ménilmontant. Il meurt le 23 mai 1871, rue Myrha (Paris 18ᵉ). Dąbrowski devient une figure légendaire : un officier polonais défendant Paris comme il avait défendu Varsovie. Sa tombe au Père‑Lachaise (division 72) est aujourd’hui un lieu de mémoire franco‑polonais.
  • Walery Wróblewski, Commandant du secteur sud de Paris. On le retrouve dans les combats Place d’Italie, Avenue des Gobelins. La Butte‑aux‑Cailles, avec ses rues étroites et ses maisons basses, devient sous son commandement un bastion de résistance solide. Une plaque commémorative dans le 13 arrondissement rappelle son nom.
  • Après avoir organisé et diriger les Zouaves de la Mort en Pologne en 1863, Franciszek Rochebrune s’illustrera aussi à Montmartre et sur les barricades du nord de Paris. Particularité : ancien officier de l’armée française, il est un héros de la Commune de Paris en 1871 et de l’insurrection polonaise de 1863.

  • Il ne faut pas oublier, entre autres : Tomasz Wierzbicki, Roman Czarnomski (ou Czarnowski) ou encore Florentin Trawiński 

Pour celles ou ceux qui souhaiteraient approfondir leur connaissance sur la contribution des exilés polonais sur les barricades de la commune de paris en 1871 voici un lien utile à la BNF.  Et pourquoi ce livre de l'époque avec cette citation bien inspirée de Lamartine en première page : "Les Polonais sont le ferment de l'Europe" 

Il est temps d'un premier intermède multimédia.

Dans les périodes les plus tourmentées de l’histoire — insurrections, guerres, conflits — les peuples trouvent souvent refuge dans la musique. Les Polonais, en particulier, ont fait de ces épreuves une source d’inspiration et de création, transformant la douleur et l’espérance en chants qui traversent les générations.

Je vous propose d’écouter deux vidéos directement inspirées des événements que nous venons d’évoquer :

La Varsovienne (Warszawianka), chant emblématique né des luttes pour la liberté,

et le Chant des Zouaves de la Mort, hommage musical à l’unité d’élite fondée par Franciszek Rochebrune.

Ces deux œuvres, différentes dans leur forme mais unies par le même souffle, témoignent de la force avec laquelle la musique peut porter la mémoire des combats et des idéaux.

La Varsovienne, ou Warszawianka, est l’un des chants les plus emblématiques de l’histoire polonaise moderne. Elle naît dans un contexte de lutte, à un moment où la Pologne, privée d’État, cherche à affirmer son identité et sa dignité.

Il existe deux grandes versions historiques : 

  • 1831 : première Warszawianka, écrite après l’insurrection polonaise de Novembre. Les paroles sont de Casimir Delavigne, poète français solidaire de la cause polonaise. La musique a été composée par Karol Kurpiński, compositeur polonais. Cette Varsovienne célèbre le courage des insurgés polonais face à l’Empire russe.
  • 1871 : seconde Warszawianka, est souvent appelée La Varsovienne de la Commune. les paroles sont de Wacław Święcicki, insurgé de 1863 exilé en France. L'auteur de la musique est anonyme; probablement un arrangement collectif parisien. Elle devient l’un des chants des Polonais engagés dans la Commune de Paris

Ecouter cette Warsawianka de 1831 . 

 

 

 

Cliquez sur l'image ci-dessous pour visionner cette vidéo magnifiquement illustrées des Zouaves de la mort de François Rochebrune. 

Zouaves de la morts

Fraternité d'armes durant la première guerre mondiale

Pour évoquer l'amitié militaire franco polonaise dans les conflits mondiaux de la première moitié du XX° siécle je propose de nous attarder sur deux livres principalement.  Ils explorent bien ces moments de solidarité, de courage  qui ont façonné une relation unique et durable entre la France et la Pologne.

Les Bayonnais : un chapitre lumineux de l’amitié franco‑polonaise

Le livre de Gabriel Garçon, Bajonczycy – Les Bayonnais. Les Volontaires Polonais dans la Légion Etrangère 1914-1915  rappelle un épisode méconnu mais profondément émouvant de l’histoire militaire franco‑polonaise.

À l’été 1914, lorsque éclate la Première Guerre mondiale, des affiches appellent les Polonais vivant en France à s’engager dans une « Légion polonaise au service de la France ».
La Pologne n’existe alors plus comme État depuis 1795, mais l’idéal, lui, demeure : combattre pour la liberté, la leur et celle des autres.

Ne pouvant former une armée polonaise autonome, c’est la Légion étrangère qui accueille ces volontaires.
Ils seront bientôt connus sous le nom de « Bayonnais », car c’est à Bayonne que se constitue la compagnie polonaise du 2ᵉ Régiment de Marche de la Légion.

Ces hommes, venus de tous les horizons de la diaspora, portent dans leur cœur la vieille devise des insurgés : « Za naszą i waszą wolność » — Pour notre liberté et la vôtre. 
En s’engageant pour la France, ils espèrent aussi servir la cause d’une Pologne encore absente des cartes mais vivante dans les consciences.

Leur destin militaire les conduit en Artois, lors des offensives de mai et juin 1915, notamment sur la cote 140 de Vimy et devant Souchez.
Le livre de Gabriel Garçon retrace leurs parcours, leurs visages, leurs noms, et redonne vie à cette fraternité d’armes qui unit les deux nations dans l’épreuve.

À travers ces pages, on découvre que l’amitié franco‑polonaise ne se limite pas aux traités ou aux discours : elle s’est aussi écrite dans la boue des tranchées, dans le courage des volontaires, et dans cette conviction partagée que la liberté n’a de sens que si elle est universelle.

De nombreux sont Bayonnais sont des ouvriers polonais venus de toutes les région de France.

Je vous recommande la lecture de ce livre disponible sous ce lien.  

 

Affiche bayonnais

Bajonczycy 1

 

1917- 1920, la France combat au côté de la Pologne

Cliquez sur l'image ci-dessous pour d'autres détails sur le livres et découvrir quelques pages. En plus du contenu solide l'intérêt de ce livre est qu'il est écrit dans les deux langues. 

Freres darmes

 

 

Parmi les plus beaux témoignages de cette fraternité, le livre bilingue Frères d’armes de Jan Roman Potocki occupe une place particulière.
Écrit en français et en polonais, il raconte les gestes, les visages, les engagements qui ont uni nos deux nations sur les champs de bataille.
Il rappelle que cette amitié n’est pas une abstraction : elle est faite d’hommes, de promesses, de sacrifices, de fidélités. 

Frères d’Armes est un ouvrage majeur consacré au soutien militaire apporté par la France à la Pologne entre 1917 et 1924. À travers plus de 500 pages bilingues, il raconte en textes et en images un chapitre essentiel — et pourtant encore trop méconnu — de la relation stratégique entre les deux nations. On y découvre une Pologne renaissante, contrainte de poursuivre la lutte pour établir ses frontières, et une France qui l’accompagne dans cet effort décisif.

Le cœur du récit est la guerre de 1920, marquée par la victoire de Varsovie contre l’Armée rouge, un moment où la coopération franco‑polonaise atteint son sommet. Le livre met aussi en lumière les hommes derrière l’histoire : officiers, instructeurs, volontaires, tous unis par une même idée de la liberté.

À travers ces destins croisés, Frères d’Armes rappelle que l’amitié franco‑polonaise ne repose pas seulement sur des traités, mais sur une fraternité vécue, forgée dans l’épreuve et la solidarité. Une amitié fidèle, qui s’exprime depuis plus d’un siècle dans la devise partagée : « Pour notre liberté et la vôtre – Za naszą i waszą wolność ».

Trois vidéos pour résumer cette fraternité d'armes franco-polonaise durant la grande Guerre

De Narvik en 1940 à Arnhem en 1944 : une armée polonaise en exil née en France

On connaît tous l’épopée de cette armée polonaise en exil, qui depuis l’Angleterre a combattu sur tous les fronts : des glaces de Narvik aux sables brûlants de Tobrouk, en passant par Monte Cassino et jusqu'en Hollande.
Mais on oublie souvent que cette armée héroïque est née en France, à Angers, dès l’automne 1939. La page Chemin de mémoire du ministère des armées rappelle cette naissance de l'armée polonaise en France.   

Fr pl soldats beaune

C’est là que le général Władysław Sikorski rassembla les premiers volontaires : près de 50 000 Polonais venus des mines du Nord et du Pas‑de‑Calais, des usines, des fermes, des cités ouvrières de toute la France comme on le rappelle sur la page Chemin de mémoires du ministère des Armées. Entre octobre 1939 et juin 1940, la ville d’Angers fut la capitale de la Pologne en exil. Je vous recommande la lecture du fascicule publié par la ville d’Angers à ce sujet il y a quelques années déjà.

Ils avaient quitté leur terre d’accueil pour défendre celle de leurs ancêtres : la liberté de la Pologne, de la France et de l’Europe.

De cette base angevine allait surgir une force de résistance et de fidélité. Avant de rejoindre la Grande‑Bretagne après juin 1940, les soldats polonais ont combattu sur le sol français : la 1ʳᵉ division de grenadiers s’est illustrée à Lagarde et Dieuze en juin 1940, tandis que la 2ᵉ division de chasseurs résistait dans le Doubs à Saint‑Hippolyte et Damprichard. Et dans le ciel français, les pilotes polonais installés à Lyon‑Bron ont défendu nos villes au sein du Groupe de chasse de Varsovie, volant sur des Morane 406 et des Caudron 714 avant de poursuivre la lutte en Angleterre après la défaite de 1940.

Leur drapeau portait la devise : « Za naszą i waszą wolność » — Pour notre liberté et la vôtre.

Ainsi, l’histoire de Narvik et de Tobrouk commence sur les bords de la Maine. Dans cette ville paisible d’Anjou, une armée sans patrie trouva un foyer, une mission, et une fraternité franco‑polonaise que la guerre n’a jamais pu briser.

Ils sont morts pour votre liberté et pour la nôtre

Comme annoncé dans le programme, ces célébrations de l'Amité France Pologne ne s’attarderont pas sur les grandes figures dont les parcours sont déjà bien connus.
Aujourd’hui, nous voulons mettre en lumière ces femmes et ces hommes modestes, souvent oubliés, mais dont la vie fut un acte de courage et de fidélité envers leurs deux patries, la France et la Pologne.

Ils étaient mineurs, ouvriers, boulangers, couturières, mères de famille, étudiants. Ils sont venus de toutes les régions de France où ils étaient arrivés dans les années 20. Ils ont combattu dans l’armée polonaise reconstituée en France, rejoint les réseaux de résistance, caché des enfants, transmis des messages, saboté, soigné, ravitaillé. Beaucoup ont été blessés, déportés, emprisonnés, et un grand nombre ont donné leur vie pour que d’autres puissent vivre libres.

En cette première Journée d’Amitié France–Pologne, c’est à eux que nous voulons rendre hommage : à ces visages sans statue, à ces noms sans rue, à ces héros discrets qui ont incarné, mieux que quiconque, la devise partagée : « Za waszą i naszą wolność – Pour votre liberté et pour la nôtre. »

Plutôt qu’un long discours ou des paragraphes d’écriture, nous vous proposons une vidéo où, peut‑être pour la première fois, vous découvrirez leurs visages, leurs regards, leurs sourires, leurs uniformes. Certaines photos sont parfois floues ou abîmées par le temps, mais leurs parcours, eux, demeurent remarquables et lumineux. Un fragment de vie arraché à l’oubli, rendu à la mémoire collective.

Nous adressons un immense merci à Antoine Tromski, dont la formidable page Facebook rassemble patiemment photos, documents d’époque, archives familiales et témoignages. Si vous ne connaissez pas à découvrir absolument.
Grâce à lui, la mémoire de ces visages continue de vivre, de circuler et d’émouvoir. Sans le site qu’il a créé, cette vidéo n’aurait jamais vu le jour. Encore merci à lui.

Le visage de ces soldats du Pas de Calais est a découvrir sous ce lien avec un accompagnement musical d'époque qu'ils ont probablement chanté.

Fr pl site

Cliquez sur l'image ci-dessus pour découvrir la richesse de ce site et bien d'autres visages de nos héros polonais des hauts de France.

Très courte sélection bibliographique pour aller plus loin...

Je pourrais vous proposer des centaines de références en Français et en Polonais.

Je m'en tiendrai à deux livres récents en Français qui méritent de figurer en bonne place dans votre bibliothèque : L’histoire de l’armée polonaise en France et l’histoire de la première division blindées polonaise.

Le premier livre retrace avec précision et empathie l’histoire de l’armée polonaise reconstituée sur le sol français après la défaite de 1939.
Entre 1939 et 1940, plus de 80 000 soldats polonais rejoignent la France pour poursuivre le combat aux côtés des Alliés.
Wiacek décrit la formation des unités, leur entraînement, leur engagement dans les campagnes de Narvik, de Lorraine et de Franche‑Comté, ainsi que les difficultés diplomatiques et logistiques rencontrées par le gouvernement polonais en exil.

L’auteur met en lumière les malentendus franco‑polonais, les espoirs déçus et la fraternité des armes qui, malgré les épreuves, a forgé une mémoire durable.
Son travail s’appuie sur des archives inédites, des témoignages et une documentation rigoureuse, offrant une vision nuancée de cette période souvent méconnue.

Ce livre est à la fois une étude historique et un hommage à ces soldats venus de Pologne, du Nord et du Pas‑de‑Calais, qui ont répondu à l’appel du général Sikorski pour défendre la liberté de l’Europe.

Jacques Wiacek est un historien franco‑polonais, né en 1978 à Cracovie, spécialiste de l’histoire militaire de la Seconde Guerre mondiale et des relations franco‑polonaises. Vous trouverez d’autres information sur l’auteur et de nombreux autres détails sur son livre sur le site du souvenir Français Le Souvenir Français.

Diplômé de Sciences Po Bordeaux et de HEC Paris, il a d’abord mené une carrière dans la finance avant de se consacrer à la recherche historique. Son travail se distingue par une approche rigoureuse et humaine des combats menés par les soldats polonais en exil.

  • Sur le site de de Labéglie Danthène, découvrez les autres livres Jacques Wiacek sur les soldats polonais durant la seconde guerre mondiale :
  • Histoire de la 1° division blindée polonaise : l’odyssée du phénix. L’histoire de l’incroyable périple des hommes du général Maczek.
  • Enigma: le temps des précurseurs 1932-1942 : Bien avant Bletchley Park, l’incroyable défi du décryptage de la machine Enigma a commencé à Varsovie où, dès les années 1930, des mathématiciens polonais aidés d’officiers de renseignement français ont posé les jalons de la victoire alliée. 

Fr pl livres

Je terminerai par ce lien pour ne pas oublier le role joué par la marine polonaise durant la seconde guerre mondiale.

Deux dernières vidéos pour terminer cet épisode 2

On ne peut pas parler de la Seconde Guerre mondiale sans évoquer l’armée du général Anders et la bataille de Monte Cassino, ni oublier la formidable Armia Krajowa (AK), cette armée clandestine née dans la Pologne occupée par les nazis et les soviétiques. Ces jeunes résistants ont combattu les nazis, puis, après 1945, ont dû affronter l’Armée rouge et le NKVD, qui traquaient les anciens membres de la résistance jusqu’au milieu des années 1950. Beaucoup furent arrêtés, torturés ou exécutés, une tragédie qui illustre la cruelle logique stalinienne de l’époque : éliminer ceux qui avaient défendu la liberté.

La chanson Czerwone maki na Monte Cassino (Les coquelicots rouges de monte Cassino) est l’un des chants militaires polonais les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale.
Elle a été composée dans la nuit du 17 au 18 mai 1944, pendant la bataille de Monte Cassino en Italie, par deux artistes‑soldats du 2ᵉ corps polonais du général Władysław Anders : Feliks Konarski (1907‑1991), poète et auteur des paroles et Alfred Schütz (1910‑1999), compositeur et acteur, qui en écrivit la musique.

« Les coquelicots rouges de monte Cassino, au lieu de la rosée, buvaient du sang polonais. »

Ce chant est devenu un symbole du courage et du sacrifice des soldats polonais qui ont combattu pour la liberté de l’Europe.
Il est interdit sous le régime stalinien en Pologne, il fut ensuite réhabilité et reste aujourd’hui considéré comme un hymne national officieux.

La chorale Mazowsze interprète magistralement la version proposée aujourd’hui.

Mazowsze – Czerwone maki na Monte Cassino // Koncert dla Niepodległej

Chłopaki z AK (les gars de l’armée intérieure) sont ces jeunes résistants, femmes et hommes, qui ont combattu les nazis, puis, après 1945, ont dû affronter l’Armée rouge et le NKVD, qui traquaient les anciens membres de la résistance jusqu’au milieu des années 1950. Beaucoup furent arrêtés, torturés ou excécutés, une tragédie qui illustre la cruelle logique stalinienne de l’époque : éliminer ceux qui avaient défendu la liberté.

La chanson Chłopaki z AK (les gars de l’armée intérieure), interprétée par la troupe Warszawiaki, leur rend hommage avec énergie et émotion. Sous ses accents populaires, elle raconte la bravoure, la camaraderie et la jeunesse de ces insurgés de Varsovie, porteurs d’un idéal que rien n’a pu briser.

Vidéos Chlopaki z A.K interprétée par la troupe Warszawiaki

À travers cette chanson, nous saluons ces héros de l’ombre qui le régime a cherché à faire disparaitre lâchement. 

C'est terminé pour ce matin, rendez à 14 heures pour l'épisode numéro 3 : L'amitié Franco Polonaise sur le plan économique et industriel. 

 

ZEDER (Zalisz René) saint Gervais. 17 avril 2026. 

Journee amitie franco polonaise logo cmjn 7

 

 

Date de dernière mise à jour : Saturday, 18 April 2026