En plus de la revue de 1916 présentée au début de cet épisode, je ne vous propose qu'une seul référence bibliographique : « Conversations provençales » : les peintres polonais en France méditerranéenne de 1909 à nos jours. Étude sur les influences et les échanges artistiques. Mais cette liste aurait pu être beaucoup plus longue, comme un jour sans pain...
Depuis le vendredi 17 avril 2026, date de parution du premier épisode du feuilleton Amitié France‑Pologne, plusieurs d’entre vous m’ont interpellé , souvent avec bienveillance, pour me signaler qu’il manquait tel résistant d’origine polonaise en Auvergne, ou tel scientifique montpelliérain, etc.
Je comprends ces remarques : elles sont légitimes et, surtout, constructives. D’autres, moins courtois, ont préféré s’en prendre à moi et à certains membres de ma liste de diffusion, évoquant un prétendu « obscurantisme polonais ». Est‑ce juste ? Est‑ce le lieu pour le dire ? J’en doute.
Je prends cela comme un pétard mouillé : un geste de sabotage mémoriel qui, croyant faire grand bruit, n’a produit qu’un petit pschitt. Pauvre Kam'rade !
J’avais pris soin, dès la présentation du programme il y a deux semaines, de préciser que ce feuilleton comporterait nécessairement des lacunes. Pour traiter un sujet aussi vaste, il m’a fallu faire des choix ; et je les assume pleinement. Oui, il y a des manques, des oublis : c’était inévitable.
Je suis reconnaissant pour les remarques constructives reçues, mais je ne peux passer sous silence la phrase de Jacques Kmieciak, qui dépasse la critique pour frôler la calomnie : « ...Elle ne semble pas émouvoir les bien‑pensants de notre Polonia, du propagandiste russophobe René Zalisz… » (sic)
De quel droit un historien, journaliste et militant et tête pensante de l'association des amis d'Edward Gierek peut‑il asséner de telles contre‑vérités ? Mais ça le connait !
Russophobe ?
Je me permets de rappeler à monsieur Kmieciak que, durant ma carrière professionnelle dans le milieu de la recherche scientifique, j’ai collaboré avec de nombreux collègues soviétiques (beaucoup communistes par obligation !). Parmi eux il y avait le professeur Rakim Kaitov de l’Institut Chemiakin‑Ovchinnikov (un équivalent de l’Institut Pasteur à Moscou), ainsi qu’avec le professeur Valentin Vlassov de Vladivostok, pour qui j’ai contribué à financer la thèse d’un étudiant. Ces faits parlent d’eux‑mêmes. Russophobe ! Et pourtant c'était durant la période soviètique de la Russie !
Je ne vous parle pas des liens que j'ai lié dès 1974 avec des biochimistes et immunologistes polonais, eux aussi ''communistes par obligation''. Oui et ne vous en déplaise, cher towarycz, moi le russophobe j'ai aussi collaboré avec des Soviets. !!! et je continue à correspondre avec certains d'entre eux.
Pour reprendre les mots de votre sparing partner politique, le "Pr Dr Hab". Bruno Dwerski : « Visiblement, M. Kmieciak, vous ne connaissez rien de moi. ». Et c’est grave, car vous êtes journaliste et moi non. Si mes souvenirs sont bons, dans votre métier, les trois règles cardinales sont :
- Un : vérifier.
- Deux : vérifier.
- Trois : vérifier avant d’écrire et de publier.
Apparemment, cette éthique vous échappe quand vous écrivez sur René Zalisz. Passe‑droit de nostalgique du NKVD ou privilège d’un Mercure du Politburo, prompt à livrer la parole sans la peser ? Faites gaffe, quand même : le ridicule, lui, ne bénéficie d’aucune immunité.
Que faire de constructif pour remèdier à toutes ces critiques ?
Je suis disposé à corriger ensemble ces lacunes. J’accepte volontiers toutes les critiques, même les plus basses, et j’invite leurs auteurs, courtois ou non, à rédiger une ou deux pages sur les sujets qu’ils jugent manquants.
Vous avez un an pour le faire ; nous pourrions présenter ces contributions le 20 avril 2027, lors de la prochaine célébration de l’amitié France‑Pologne.
Qu’en pensez‑vous ? Imaginez qu’une trentaine de membres de notre Polonia, ou davantage, se prêtent à l’exercice : cela ferait au minimum soixante pages supplémentaires à offrir aux lecteurs de ce feuilleton.
Quelle aubaine pour les lecteurs futurs !
Dans l’épisode 10, consacré à la conclusion de ces célébrations, nous reviendrons sur ce qu’il conviendra de préparer pour l’année prochaine.
Ce feuilleton est un banc d’essai, à améliorer, à enrichir, mais il restera fidèle à son esprit : rassembler plutôt que diviser.
P.S. Petite question à M. Kmieciak : Avez‑vous seulement remarqué que je ne vous ai pas « blacklisté » dans la rédaction de ce feuilleton ? Bien au contraire : vous figurez dans l’épisode 7, Littérature et Presse, où apparaissez à deux reprises, sans invective ni bassesse. Je me demande, pour ma part, si vous auriez eu la même élégance en retour.
Rendez vous demain pour l'épisode 6 la musique ...