Cher René,
Après avoir lu « les Casimiriens sous confinement » j’ai retenu la phrase suivante : (…Et de toute façon il y avait toujours possibilité en cas d'absolue nécessité de faire le mur pour aller acheter un paquet de cigarettes à Vaudricourt ou aller boire un coup dans le bistrot à Verquin voire même aller à pied au cinéma à Béthune…), je me permets de confirmer avoir pratiqué toutes ces interdictions, et voici une anecdote que tu peux partager avec les autres :
Sur le chemin allant du château vers le jardin (près du mur de l’église de Vaudricourt), il y avait une baraque en tôle dans laquelle se trouvait garée une mobylette qui je présume appartenant à brat Léon (le couturier) ; il était facile de l’emprunter discrètement la nuit, sans effraction visible en plus on possédait cachés dans le pigeonnier des bidons de 2 temps pour faire l’appoint d’essence.
Un samedi (je crois me souvenir) à la nuit tombée, avec des complices qui avaient mis des polochons dans nos lits pour signaler notre présence dans les bras de Morphée, mon vieux copain Henri STEC et moi partions joyeux sur la mob direction Béthune, voir le film «Les Centurions ».
Au retour entre Fouquières et Vaudricourt , contrôle de Police qui nous a demandé ce qu’on faisait là à cette heure tardive, on n’a pas menti en disant qu’on rentrait du film Les Centurions ; ils nous ont seulement demandé de ne pas être deux sur la mob et sont partis… au bout de 5 minutes hop on repartait vite fait à St Cas (à deux sur la mob).
Je me souviens avoir vu le lundi suivant la 404 noire de Police devant le château, mais il n’y a jamais eu de suite. Toutefois, nous soupçonnions que d’autres empruntaient la mob : je pense principalement à Richard Kowalski… mais ce n’est qu’un soupçon mon vieil ami Richard…. J’en ai même d’autres dans le collimateur
J’ai d’autres petites anecdotes à raconter, mais d’ici là je souhaite que d’autres nous racontent des sales coups qu’ils ont fait, ça nous occupera durant notre confinement, et s’il y a trahisons comme je viens de trahir Richard on s’expliquera tous devant un verre à notre prochaine rencontre.